LE TEMPS EST VENU DE REMONTER LA FLÈCHE !

C’est un chantier d’envergure qui s’annonce au pied de la basilique de Saint-Denis, le projet ambitieux de redonner à la façade sa symétrie d’origine, en remontant la tour et le clocher nord, démontés en 1847. Sur les modèles de la frégate l’hermione à Rochefort ou du château de Guédelon en Bourgogne, le chantier de Saint-Denis servira une cause patrimoniale, culturelle, touristiques mais également économique et sociale.

UN PROJET POUR L’AVENIR

Loin d’un projet complètement déconnecté des réalités locales, le remontage de la flèche de la basilique est conçu comme un véritable outil de développement et de valorisation patrimoniale. Rendre à la basilique sa flèche devra s’inscrire dans le quotidien de chaque Dionysien, et devra être une expérience pour chaque touriste ou visiteur. Ce chantier spectaculaire et singulier produira des retombées positives en matière d’activité et d’emploi, en étant à la fois pourvoyeur de prestations auprès de l’économie locale, et en étant espace d’application pour des parcours de formation professionnelle. Capitalisant sur l’expérience de l’Unité d’archéologie de Saint-Denis, qui depuis 30 ans conduit des actions de pédagogie et de sensibilisation au patrimoine auprès du public le plus large, le chantier de la flèche permettra de valoriser et de développer des savoir-faire encore pratiqués aujourd’hui, notamment le travail sur la pierre, la terre, le métal. Il contribuera à valoriser les métiers liés à la construction, à la restauration, avec une portée pédagogique auprès des scolaires, des apprentis des CFA du bâtiment, de publics en insertion accompagnés d’éducateurs spécialisés. Les activités de surveillance du site, d’accueil des visiteurs, de médiation culturelle offriront de nouvelles perspectives d’emploi, en adéquation avec des formations déjà proposées sur le territoire. Il créera des activités nouvelles, la fabrication d’objets dérivés, des offres culinaires à destination des équipes du chantier mais aussi des visiteurs.

 UN PROJET FÉDÉRATEUR A VOCATION PATRIMONIALE, ARCHITECTURALE, ÉCONOMIQUE ET SOCIALE

L’objectif du chantier est de remonter la tour nord de la basilique surmontée de sa flèche, telle que l’architecte François Debret l’avait prévu en 1837-1838.

Le démontage s’était accompagné de relevés et de croquis extrêmement précis, tous conservés aujourd’hui à la médiathèque du patrimoine. Toutes les pierres ont été numérotées et analysées, et déposées en partie dans le jardin de la basilique, d’autres ont été conservées à l’Unité d’archéologie de la ville de Saint-Denis.

La nature des pierres, différente selon leur utilisation, pierre sculptée ou de maçonnerie, a été soigneusement répertoriée et confirme leur provenance comme mentionné dans les documents du XIXème siècle. On y retrouve des pierres des carrières de l’Oise pour les plus fines, et des carrières de l’ouest de Paris.

Les pierres conservent la trace des outils qui les ont taillées que ce soit en carrière lors de l’extraction ou sur place pour être sculptées. Le remontage de la tour conservera la même répartition de pierres qu’au XIIème siècle pour les parties droites, ou les bandeaux ou corniches. Les blocs anciens retrouvés ne seront pas remis en place, car c’est leur légèreté qui avait vraisemblablement contribué à l’affaiblissement de la structure au XVIIème siècle. En revanche, ils serviront de modèle durant la durée du chantier et seront exposés ensuite dans le dépôt lapidaire de la basilique.

Les méthodes de taille de pierre de la fin du XIIème siècle seront utilisées, avec des outils fabriqués par des forgerons du chantier. Elles seront cependant transportées avec les méthodes actuelles et posées manuellement, à l’aide d’un mortier produit sur place tout au long de l’année.

Les méthodes actuelles de vérification de la solidité de l’ouvrage seront utilisées.

Les chaînages de bois de la tour seront remplacés par des chaînages de fer doux solidarisés entre eux. Les fers seront remplacés par des fers dits purs, donc inoxydables, fabriqués sur le chantier. Les gargouilles et chapiteaux seront sculptés selon les dessins anciens conservés.

Les études techniques les plus récentes montrent que la tour et la flèche peuvent parfaitement être remontées sans risque pour la structure, et qu’elles résisteront aux conditions climatiques les plus exceptionnelles.

L’étude s’est également portée sur des contraintes environnementales qui n’existaient pas jusqu’au milieu du XXème siècle. Ni la proximité de l’aéroport du Bourget, distant de 6 km de Saint-Denis, ni la ligne 13 du métro passant à 18 mètre de la façade occidentale ne sont des obstacles à la mise en œuvre du projet. Toutes les normes de sécurité sont respectées.

UN PROJET ÉCONOMIQUE FIABLE ET DURABLE

Une Initiative soutenue par le mécénat

Grâce à la notoriété du projet, l’étude de faisabilité du remontage de la tour nord et de sa flèche a pu être intégralement financée par du mécénat essentiellement assuré par la société ICADE Promotion. Ce mécénat d’apport financier, de compétence ou d’apport marchand vient d’entreprises privées, petites ou grandes, ou d’entreprises publiques attachées à l’intérêt de la ville de Saint-Denis.  Ce mécénat de départ a pour objectif de financer les investissements qui sont à faire avant l’arrivée du premier visiteur sur le chantier. Il prendra donc en charge l’étude, mais également les premiers espaces d’accueil du public et les ateliers. L’investissement le plus important étant l’échafaudage qui permettra la découverte et la visite du chantier.

Un projet auto financé

Par la suite,  les ressources et les charges du projet de reconstruction de la flèche de la basilique de Saint-Denis s’équilibreront par un mécénat toujours actif et les recettes générées par la fréquentation du chantier. Le fond de dotation « Pour la flèche » permettra la délivrance d’un reçu de déduction fiscal pour les particuliers qui consentiront des dons et pourront ainsi bénéficier d’une réduction d’impôt sur le revenu (IRPP) à hauteur de 66% du montant des versements, dans la limite de 20% du revenu imposable.

Les entreprises qui consentent des dons au profit d’un fonds de dotation peuvent quant à elles bénéficier d’une réduction d’impôt à hauteur de 60% du montant de leurs versements, dans la limite de 5‰ du chiffre d’affaire

Le modèle économique des visites est construit en cohérence avec la tarification et l’ouverture annuelle de la basilique et les événements locaux qui génèrent des flux de visiteurs. La tarification sera accessible à tous les publics. Avec un plein tarif à 8 €, un tarif réduit à 6 € et une offre d’atelier spécifique à 10 €, le chantier de la flèche s’inscrit ainsi dans un coût similaire à celui de la visite de la basilique.