Bientôt auront lieu d’importants travaux sur le parvis de la Basilique de Saint-Denis. Ces travaux sont une étape de plus dans le projet de remontage de la flèche nord.

Avant le début officiel du chantier de remontage de la flèche nord, le massif occidental de la basilique Saint-Denis a besoin d’être consolidé. Les études ont permis d’affirmer que celui-ci était en mesure de supporter les 2400 tonnes de maçonnerie qui vont de nouveau peser sur l’avant-nef. Toutefois, 170 ans après le démontage de la flèche, il s’agit de renforcer les fondations et la maçonnerie avant d’entreprendre la reconstruction de celle-ci. 

Les travaux prendront en charge la consolidation des contreforts du massif occidental par l’installation de semelles en béton armé, l’injection d’un coulis à base de chaux aérienne dans les fondations des murs et enfin l’installation de tirants en métal dans les arcs du premier niveau de la tour. Une fois ces consolidations effectuées, la stabilité de la flèche sera assurée, et cela indépendamment des conditions météorologiques. 

2400 tonnes, c’est beaucoup ? 

Les deux niveaux de tour ainsi que la flèche qui la surmonte représenteront une masse de 2400 tonnes environ. Ce poids sera pris en charge par les 4 piles imposantes que l’on peut observer depuis l’avant nef. Chaque pile recevra alors la charge de 600 tonnes environ. Ces chiffres semblent astronomiques. Jacques Moulin, l’architecte en chef de la basilique, précise que, proportionnellement, la pression reçue par le massif occidental sera similaire à celle d’un homme sur une chaussure. On comprend alors aisément comment les génies constructeurs de la période gothique ont réussi à répartir les forces et pourquoi on peut, aujourd’hui encore, remonter cette flèche. 

Opération archéologiques aux abords de la basilique en 1996
© Unité d’archéologique de la ville de Saint-Denis, Jacques Mangin

Et les fouilles ? 

Les travaux de renforcement de la partie nord du massif occidental vont nécessité la réalisation des fouilles archéologiques préventives sous le dallage de l’avant nef posé au XIXème siècle et sur le parvis de la basilique. Ces fouilles, prescrites par l’Etat, permettront d’étudier les techniques mises en œuvre  au XIIe siècle pour construire la nouvelle entrée de la basilique. Elles donneront aussi l’occasion de compléter l’étude des tombes de la vaste nécropole mérovingienne (VIe – VIIe siècles) précédemment reconnue au nord de l’édifice.


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